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Dossier de presse

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dyvael
Administratrice



Inscrit le : 22 Oct 2004
Messages : 2152

MessageSujet: Dossier de presse   Lun 22 Nov - 11:59

Consultez-moi ! Vous connaitrez toutes les raisons profondes de mon existence et tout l'espoir que je veux creer et faire vivre pour vous.

Espoir et despoir sur les forums d'internet- Liberation 20/08/2004
Du haut de mes 2 semaines d'existence, j'etais deja cite dans Liberation (a mon ancienne adresse !). Une grande fierte pour les fondatrices et toute les membres.

Ces femmes contraintes a l'exil- Liberation 20/08/2004
Jusqu'au bout du monde s'il le fallait !

L'age de la donneuse determine tout- Liberation 20/08/2004
Et l'uterus, gardien du possible bonheur.

Hier pionniere, la France a des oeilleres - Liberation 20/08/2004
La pensee figee d'une lanterne rouge
Paralysie - Liberation 20/08/2004
Quand l'ethique engendre le malheur


Merci d'avoir lu mon dossier. Maintenant, prenez ma main, reposez-vous sur moi. Je suis la pour vous.

Tout mon coeur, mon amour pour vous et votre bebe qui, soyez-en sures, vous sourit deja, blotti dans ce petit chou tout vert, cette petite rose parfumee.
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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 13:36

Les liens mentionnés par Dany menant désormais sur des articles payants, je vous fais donc un copié collé.
Tous les articles relatant les difficultés que nous connaissons en France sont les bienvenus (notamment délais d'attente pour le don, taux de réussite)


Bioéthique

Espoir et désespoir sur les forums Internet

Des réseaux de solidarité informelle se sont créés, fonctionnant comme un contre-pouvoir médical.

Par Blandine GROSJEAN

vendredi 20 août 2004 (Liberation - 06:00)


Surfer sur les forums fertilité-stérilité expose à une violente décharge d'hormones féminines. Passé un moment d'effroi - il est question de l'aspect de la glaire, de tailles de follicules, couleur des règles, nombre de kystes ovariens -, on se retrouve plongé dans un monde à part, extrêmement solidaire, incroyablement pointu, où l'on s'exprime dans une langue différente, sans aucune pudeur. «Je suis à J-10 du transfert et j'ai des pertes marron, pensez-vous que c'est foutu ? Qui a déjà eu ça ?» Une réponse : «Je crois que c'est bon signe pour la nidation, mais surtout keep cool zen.» Dans ce monde, les «zozos» (les spermatozoïdes) y sont fainéants, les «okapies» (filles souffrant d'ovaires polykystiques) conversent avec les «stimettes» (celles qui sont sous stimulations) de leur «cloco» (clomid, un inducteur d'ovulation), des «TP» (travaux pratiques, rapports sexuels) laborieux, comparent leurs «TEC» (transfert d'embryon congelé). Tout y est : les adresses des cliniques pratiquant le don d'ovocytes, les prix, l'ambiance, qui y parle français, les hôtels les moins chers, les compagnies d'avions bon marché, les posologies convenant à chaque cas. Le soutien, surtout.

Elles partagent les chagrins de celles dont le transfert d'embryons a échoué, les encouragements (les «zondes») pour qui s'apprêtent à en recevoir, la joie sincère à l'annonce de chaque grossesse, la colère - «mon gynéco me prend vraiment pour la dernière des connes» . Ça circule avec une folle énergie, de l'espoir et du désespoir. «Sans ces forums, je ne serai pas enceinte aujourd'hui, je n'aurais jamais eu le courage de me lancer seule dans l'aventure, en Grèce en plus, sans mes médecins, sans le soutien de ma famille. Elles ont été mes médecins, ma famille mes amies», affirme Josefa.

Contre-société. Les sites (1) sont divisés en discussions, elles-mêmes sous-divisées en clubs: «Dinos Bonheur», qui après des années de présence attendent enfin un heureux événement mais n'abandonnent pas les copines, «IO» (insuffisance ovarienne), «K-fées de l'espoir» (pour les femmes qui veulent faire un don, les «fées) etc. Emerge une contre-société, fonctionnant comme un contre pouvoir médical et social. Un message intitulé «Banque du médicament» met en contact celles qui veulent éviter de payer les 1 000 euros de traitement nécessaire à leur donneuse, avec celles qui ont du rab, ou stockent, ou ont un filon pour s'en faire prescrire et être remboursées. «Moi je suis suivie pour des problèmes liés au distilbène, je stocke pour celles qui attendent un don d'ovocyte», raconte Sophie, qui va sur le forum dès qu'elle a besoin de se «remonter» le moral.

«Mon généraliste m'a bien prescrit les médocs demandés par Eugin (clinique espagnole, ndlr) mais sans indiquer la posologie, vu qu'il ne la connaît pas. Et pour la pharmacienne, c'est beaucoup trop. Elle ne m'a donné que trois boîtes de provames et trois d'utrogestan. Je fais quoi ?» Quelques minutes plus tard, une «IO» lui indique la posologie et une «stimette» lui demande son adresse postale pour lui envoyer le reste du traitement. Hélène, Sylvia, Charlotte et beaucoup d'autres n'ont pas eu à débourser les 1 000 euros pour leur donneuse. Elles ont reçu des colis de toute la France. Elles le rendront, d'une façon ou d'une autre. «Je garde tous les vêtements et les ustensiles de puériculture de mes jumeaux, ça sera pour une copine du forum», assure Charlotte, une okapie.

«Tu prendras ta revanche.» Hélène a connu sur ces forums des «coups de foudre d'amitié» et sa fée, «ma Béa, émue par mon appel au secours et grâce à qui je suis enceinte aujourd'hui». Les nouvelles n'en reviennent pas de se retrouver au milieu de soeurs qui connaissent ou ont connu les mêmes angoisses, les mêmes galères. «C'est bon d'être avec vous, même à mon mec je ne peux pas raconter le dixième de ce que je partage avec vous.» Elles posent toutes les questions qu'elles n'ont jamais osé formuler aux médecins. «Juste une petite question les filles, ce matin j'ai fait une écho et la gygy m'a dit que mon endomètre mesurait 5,5 mm, est-ce que c'est bon pour le transfert (d'embryons, ndlr) ?» Pashmin répond : «Prends du progyna trois fois par jour et de l'utrogestan 3 deux fois par jour, je pense que d'ici vendredi il aura pris quelques millimètres.» Une autre : «As-tu une idée du nombre de fofo (follicules, ndlr). Moi j'avais un endo à 6,5 millimètres.»

«En deux jours, elles m'ont formé, tout expliqué. J'ai pourtant un super gynécologue, mais il n'a pas le vécu», poursuit Hélène. On dit tout. La souffrance et la jalousie : «Gros coup de blues, j'ai appris par ma belle-fille que sa mère était enceinte et ça a franchement du mal à passer.» Réponse : «Ça doit être terrible. T'inquiète, tu prendras ta revanche.» La tristesse : «Même si ça marche, ce bébé n'aura pas mes yeux, ni ceux de sa grand-mère.» Plein de réponses : «Tu verras, à la seconde où ils te feront le transfert ça sera le tien.» «T'es folle, tu peux pas savoir la joie quand ton test de grossesse sera positif. Plus rien d'autres ne compte.» «Toi tu as la chance de donner un bébé à ton mari, ce sera vraiment le sien.»

A la clinique où elle a reçu son «don», les infirmières ont réussi à persuader Hélène que «ce qui fait la mère, c'est l'accouchement». C'est aussi ce que dit la loi.

(1) auféminin.com («aufé» pour les initiées, le mieux), magicmaman.fr, doctissimo.fr, gyneweb.fr. Il existe des forums plus confidentiels, par exemple http://forumnaitre.aceboard.fr/61954

Bioéthique
Ces femmes infertiles contraintes à l'exil

Face aux restrictions encadrant les dons d'ovules en France, des milliers de femmes se tournent chaque année vers la Belgique, l'Espagne ou la Grèce.


Dernière édition par le Mer 5 Oct - 16:59, édité 1 fois
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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 16:53

Par Blandine GROSJEAN

vendredi 20 août 2004 (Liberation - 06:00)


Ça leur est tombé sur la tête, brutalement. Une échographie sans appel pour Sahra, à 28 ans. Mais le plus souvent, des années d'examens et de traitement les ont préparées à ce verdict : elles ne pourront jamais faire de bébé toute seule. Leurs ovaires, ces glandes qui produisent les ovules et les hormones nécessaires à la fabrication d'un bébé, sont «défaillants».

Le désespoir dans lequel la plupart sombraient il y a peu encore a fait place à une énergie débordante. Ces femmes «défaillantes», décidées à tous prix à porter leur enfant, migrent par centaines chaque année dans des cliniques européennes pour recevoir les ovules d'une autre femme. Ils y sont fécondés in vitro avec le sperme de leur conjoint et réimplantés dans leur utérus. Le bébé ainsi conçu ne portera pas leur patrimoine génétique. Mais aux yeux de la loi française, il sera bien leur enfant : la mère est celle qui accouche.

Quelques centaines de milliers de femmes

On évalue à 10 % le nombre de couples confrontés à un problème d'infertilité porté par la femme (lire page 4), à 1 % le nombre de femmes soufrant d'une ménopause précoce avant l'âge de 40 ans (0,1 % avant 30 ans) : quelques centaines de milliers de femmes sont donc susceptibles d'avoir recours au don d'ovules. La France se montre pour elles très stricte, un rien cruelle. Contrairement à la Suisse, à l'Allemagne, ou à l'Italie, notre pays autorise les malchanceuses à bénéficier d'un don d'ovocytes. Mais dans un cadre législatif et médical tel que toutes, aujourd'hui, sauf les plus pauvres, se tournent vers la Belgique, l'Espagne et, depuis deux ans, la Grèce. Dans ces trois pays, les cliniques fleurissent, les femmes affluent, générant un business très lucratif qui n'a rien d'illégal mais reste totalement hors contrôle.

Les performances du système hexagonal d'AMP (Assistance médicale à la procréation) laissent songeur : en 2002, 170 couples ont eu accès à ce procédé qui a débouché sur... trente grossesses (1). Cela devrait légèrement s'améliorer dans les années à venir. Un décret du 24 juin lève l'obligation de congeler durant six mois les embryons issus du don d'ovules, principe de précaution sanitaire qui faisait chuter à 15 % le taux de réussite des transferts, quatre fois moins qu'avec un transfert d'embryons «frais». Mais le principal frein vient du manque de donneuses.

Selon la loi, elles doivent vivre en couple stable, être mères d'un enfant au moins, avoir l'accord de leur conjoint et se faire prélever leurs ovules anonymement et gratuitement. Il n'y a jamais eu en France de campagne publique d'incitation. Elles sont le plus souvent recrutées par une proche, puisqu'apporter une «donneuse» au pool permet de gagner un an ou deux. Elles doivent en outre avoir la foi chevillée au corps pour supporter le traitement hormonal, les prises de sang, la ponction, l'anesthésie générale mais surtout le mauvais accueil de beaucoup de centres français. La plupart des témoignages de donneuses que nous avons recueillis racontent une grande désorganisation, un manque de chaleur. «Je n'ai jamais eu le même interlocuteur, les infirmières étaient exaspérées par mes questions, chaque fois que je sortais de cet hôpital, je me sentais humiliée et j'avais envie de pleurer», accuse Corinne, mère de deux enfants.

Confidentielles il y a quelques années, les adresses à l'étranger circulent aujourd'hui chez tous les gynécologues et les centres officiels de l'AMP. Une gynécologue parisienne, attachée à un hôpital de l'Assistance publique, envoie directement ses patientes en Espagne et en Belgique: «Ici, il faut deux à trois ans d'attente - et encore, si elles apportent une donneuse -» Contrairement à la France, la Belgique, l'Espagne et la Grèce acceptent les femmes au-delà de 36 ans (2), jusqu'à 48-49 ans. A l'hôpital Erasme de Bruxelles, il faut compter 3 000 euros, plus 1 000 euros pour le traitement de la donneuse, un peu moins cher à la Simaf, à Vilvorde, où se pratiquent les dons directs. La Belgique est en perte de vitesse, sauf pour celles qui souhaitent un don interfamilial, car il faut «amener» une donneuse. L'ensemble du processus revient à 4 000 euros à la clinique Eugin de Barcelone, plus 1 000 euros pour le traitement de la donneuse, sans compter le déplacement et l'hébergement. Les tarifs de l'Angleterre (8 000 euros) et la mauvaise réputation des donneuses en font une destination peu prisée. L'engouement pour la Grèce, lui, date de moins de deux ans. Comme en Espagne, la loi permet d'y rémunérer les donneuses (5 000 euros), des étudiantes le plus souvent, et de faire de la publicité pour les recruter. Les prix pratiqués, 1 800 euros (en liquide selon plusieurs témoignages !) à la clinique Iakentro de Thessalonique, sont souvent l'argument décisif.

Pratiques à risque

Pour Hélène, recalée en France parce qu'elle était «trop vieille» - «ça fait plaisir d'entendre ça, à 38 ans, quand tu viens en plus d'apprendre que tu es ménopausée» -, la Belgique s'est imposée pour des raisons «éthiques» : «En Espagne et en Grèce, les donneuses sont rémunérées, elles sont très jeunes et pour la plupart n'ont jamais eu d'enfant. On manque de recul sur les conséquences pour leur fécondité de ces traitements hormonaux.» Le Dr Lehire, coprésidente du Gedo (Groupement d'étude du don d'ovocytes), en contact avec l'hôpital Erasme et la clinique Eugin, estime que ces établissements travaillent «tout à fait correctement». Eugin affiche un taux de grossesse de 50 %, 80 % au bout de quatre essais (soit 5 000 euros à chaque fois). Sensiblement comme Iakentro. «L'avantage de la Grèce, c'est que tu bloques tout en une semaine. On commence le traitement trois semaines avant (les prescriptions se font par mail, téléphone ou fax), la donneuse également, on débarque là-bas, ils recueillent le sperme de ton mec et font le transfert d'embryon juste avant le retour»» raconte Ana, mère de deux jumelles qui a réussi «du premier coup, à 45 ans». L'association Maia déplore les risques que prennent certaines candidates. «Pour multiplier les chances, les équipes grecques implantent quatre embryons. Et les femmes acceptent, elles ont subi tellement d'échecs. Résultat, nous avons de plus en plus de grossesses triples, avec des mères pas toutes jeunes.» Maia préfère aussi l'Espagne parce que, «contrairement à la Grèce, il y a une vraie transparence sur le profil des donneuses.»

Combien sont-elles ? Grâce aux informations et réseaux du net, on sait que le nombre de receveuses explose de mois en mois. L'association Maia envoie une quinzaine d'adhérents à l'étranger par mois. Eugin recevrait entre 500 et 1 000 Françaises chaque année. Les établissements grecs ne communiquent pas, «mais j'ai vu passer une bonne centaine de Françaises cette année rien que sur le forum que je fréquente», estime une internaute. La Belgique, elle, rassure les médecins français. «J'ai actuellement douze patientes en attente de transfert là-bas, dont deux qui ont choisi le don direct avec leur soeur», explique une gynécologue lyonnaise. Yolande en est à son deuxième échec en Espagne, deux grossesses gémellaires dont l'une s'est rapidement interrompue, l'autre à quatre mois. «J'ai fait le parcours complet en France» : des années de stimulation, deux opérations des ovaires, quatre FIV (fécondation in vitro)... «Il y a deux ans, j'ai appris mon exclusion par lettre recommandée de mon centre d'AMP. Humainement, ils m'ont détruite. Plus les années passaient plus ils me faisaient sentir que je ne valais pas la peine qu'on se donne tant de mal pour moi.» Elle repart en septembre à Barcelone pour un troisième essai.

Gynéco françaises hors la loi

Face à l'entêtement désespéré de leurs patientes, des gynécologues français se mettent parfois hors la loi. Valérie, qui n'avait plus les moyens de se payer une nouvelle tentative de transfert d'embryons en Belgique (après quatre échecs), est revenue en France avec ses embryons surnuméraires congelés, «mes petits Findus», planqués dans un conteneur plein d'azote, provenant d'un don de sa demi-soeur. Sa médecin les lui a réimplantés, pour le prix d'une consultation. Un bébé du premier coup. Aujourd'hui, elle se bat avec d'autres devant les tribunaux pour obtenir le remboursement de ses frais par la sécurité sociale, une de ses amies ayant obtenu 3 860 euros. Face à la Sécurité sociale qui leur a opposé deux refus au motif qu'elles auraient pu bénéficier des mêmes soins en France, des médecins leur ont fait des attestations militantes : «Nous aurions accepté avec plaisir madame X. dans notre centre d'AMP, mais étant donné le manque de donneuses, ce n'était pas possible.»
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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 16:54

Editorial : Bioéthique
Paralysie

Par Gérard DUPUY

vendredi 20 août 2004 (Liberation - 06:00)


Parfois, l'administration semble n'exister que pour ajouter du malheur au malheur. Ne pouvoir porter un enfant que grâce à un ovule produit par une autre femme est une épreuve suffisamment difficile de la découverte de sa stérilité à la décision de se soumettre à un traitement contraignant pour qu'on n'y ajoute pas inutilement. C'est pourtant ce qui se passe en France où la loi, déjà très restrictive, est appliquée avec une indolence bureaucratique voisine de la paralysie.

La plupart de ces demandes de maternité pourraient être satisfaites en France sans heurter les principes posés par le législateur.

Le refus de la «marchandisation du corps» aboutit paradoxalement à entretenir un tourisme procréatif coûteux outre que pénible pour celles qui doivent y recourir. Des dérives regrettables restent certes possibles dans le transfert d'ovules, comme celles illustrées voici quelques années par la mise sur le marché de «sperme de prix Nobel». Mais cette éventualité ne justifie ni la suspicion générale qui vise cette technique médicale ni, à plus forte raison, l'ignorance où en demeurent nombre de professionnels en raison de sa marginalité même. N'est-il pas par ailleurs évident que, tout comme le don d'organe, celui d'ovule doit être accompagné, voire encouragé ? A cet égard, la simple passivité équivaut à un refus hypocrite mais efficace.

Dans le domaine de la procréation comme dans bien d'autres ouverts par l'avancée des techniques, personne, sauf les illuminés et les escrocs, ne peut prétendre avoir de réponse toute faite. Toute éthique n'y peut être que provisoire et attentive aux réalités humaines parfois imprévues qui découlent de chaque décision. Le dossier du don d'ovule devra donc être rouvert.
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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 16:55

Bioéthique
«L'âge de la donneuse détermine tout»

Techniquement, toutes les femmes en faillite ovarienne peuvent recevoir un don.

Par Julie LASTERADE

vendredi 20 août 2004 (Liberation - 06:00)
lles ont 25, 30, ou 45 ans et ne peuvent plus compter sur leurs propres ovocytes pour concevoir. Elles les savent porteurs d'une maladie génétique grave et ne veulent pas courir le risque de la transmettre à leur enfant. Ou bien leurs ovaires ne répondent plus. Ou mal. Ils ont épuisé leur stock d'ovocytes prématurément ou produisent des ovules de trop mauvaise qualité pour être fécondés.

Toutes les insuffisances ovariennes ne s'expliquent pas, «souvent on ne peut que constater les dégâts», témoigne un médecin de l'Institut de médecine de la reproduction, à Marseille. Certaines ménopauses précoces restent mystérieuses, mais familiales. Dans certaines lignées, toutes les femmes sont ménopausées avant 40 ans. D'autres ménopauses précoces d'origine génétique ont été bien identifiées, c'est le cas du syndrome de Turner : les malades n'ont qu'un chromosome X au lieu de deux. Parfois encore, c'est le système immunitaire qui est en cause. Il détruit les cellules ovariennes.

«L'âge de la donneuse». Obstétriciens et biologistes savent aussi maintenant que chimiothérapies et radiothérapies peuvent provoquer des stérilisations irréversibles en détruisant les tissus ovariens. Ou, sans être totalement ménopausées, certaines femmes de plus de 40 ans produisent des ovules, mais leur matériel génétique est dégradé.

Si leur utérus est sain, toutes ces femmes «en faillite ovarienne» peuvent avoir recours au don d'ovocyte puis à la fécondation in vitro et accoucher d'un enfant. La première opération a été réalisée en 1983. «C'est l'âge de la donneuse qui détermine tout, explique François Olivennes, gynécologue-obstétricien et responsable de la médecine de la reproduction à l'hôpital Cochin. L'utérus, lui, ne vieillit pas. Il est possible de restaurer la fertilité de n'importe quelle femme avec un ovocyte de bonne qualité.» Les meilleurs centres parviennent à 60 % de grossesses si la donneuse d'ovocyte n'a pas 30 ans. En France, jusqu'à il y a un mois, l'obligation de congeler les embryons durant six mois faisait chuter ce taux de réussite à 15 %. Tout récemment, une équipe de médecins belge a obtenu encore mieux. Elle est arrivée à rendre intégralement sa fécondité à une jeune femme devenue ménopausée après un traitement anticancéreux. Les médecins avaient pris la précaution de prélever et de congeler un échantillon d'ovaire de la patiente avant sa chimiothérapie. Ils le lui ont réimplanté après sa guérison. La jeune femme a recommencé à produire des ovocytes et est tombée enceinte (Libération du 1er juillet).

Apprentis sorciers. Mais pour conserver à tout prix le patrimoine génétique de leurs patientes aux ovules défaillants, d'autres tentent des expériences plus hasardeuses. Ils transfèrent le noyau des ovules de leurs patientes dans l'ovule dénoyauté d'une donneuse. Déjà tentée aux Etats-Unis, l'expérience y a été interdite. La première grossesse de ce type, obtenue en Chine en 2003, a été une véritable catastrophe. Les trois embryons obtenus et implantés sont morts in utero ou à la naissance


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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 16:56

Analyse : bioéthique

Hier pionnière, la France a des oeillères

Les autorités éludent les débats et se réfugient derrière les lois de bioéthique de 1994.

Par Eric FAVEREAU

vendredi 20 août 2004 (Liberation - 06:00)

'était il n'y a pas si longtemps, la France était en avance. En 1983, elle était l'un des tout premiers Etats au monde à se doter d'un Comité national de bioéthique. Sous l'impulsion de François Mitterrand, une structure originale, purement consultative, était créée. Le premier bébé-éprouvette français, Amandine, venait de naître à l'hôpital Béclère. Et le dit comité rendait son tout premier avis sur une... question de procréation artificielle, en l'occurrence la question des mères porteuses. Mettant en garde contre la dérive de l'argent. Et affirmant haut et fort, les grands principes de la bioéthique: non commercialisation du corps, respect de la vie, libre consentement de la personne, évaluation du rapport bénéfices/risques, etc. Peu après, se mettait en place un dispositif qui allait aboutir à l'élaboration des lois sur la bioéthique.

Vingt ans plus tard, la France paraît en retrait. Pourquoi des femmes sont-elles obligées de passer une frontière pour recevoir simplement un ovocyte ? On dirait que les autorités sanitaires sont toujours en retard d'un train, fuyant les débats, se bloquant sur des questions de principe.

Depuis près de dix ans, les grands débats de bioéthique sont évacués : la problématique de l'anonymat dans les questions de dons, la recherche sur les embryons, le clonage thérapeutique, l'ouverture des aides à la procréation aux femmes seules....

La France s'est pourtant dotée de lois sur la bioéthique en 1994, longuement débattues puis révisées au Parlement. Mais arc-boutées sur leurs principes, les autorités politiques et sanitaires ont paru se mettre à l'abri derrière des lois. Non pas que les principes soient honteux, mais le monde a bougé avec l'érosion des frontières et l'émergence de désirs nouveaux et de techniques médicales inédites. L'éthique à la française est restée immobile et figée, refusant du haut de ses certitudes, d'affronter les pratiques nouvelles. Et laissant l'hypocrisie s'installer, comme on a pu le voir sur les questions d'euthanasie.

Depuis peu, une éclaircie semble se produire. A l'hôpital Cochin de Paris un service d'éthique clinique a été créé. Il entend se confronter aux demandes des uns et aux exigences des autres. Une bioéthique, non pas à la carte, mais ouverte et sans oeillères.


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cohe
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MessageSujet: Re: Dossier de presse   Mer 5 Oct - 17:59

Extrait de "article du Quotidien du médecin du 23/09/2002

Le problème du don d'ovocytes reste aujourd'hui pose dans les mêmes termes qu'en février 2001, lorsque huit équipes de fécondation in vitro agrées pour Ie don d'ovocytes avaient décide de suspendre leur activité («le Quotidien» du 1er février 2001). [..] Selon Ies derniers chiffres donnes la semaine dernière par Ie GEDO [Groupe d'Etude pour le don d'Ovocytes] aux 7es Journées de la Fédération française d'étude de la reproduction, Ie recrutement des donneuses d'ovocytes demeure stable en 2001. Sur les 181 donneuses qui se sont présentées, 78 % ont été acceptées. [...]
En même temps, les centres ont constate une baisse relative des demandes : elles proviennent de 188
couples. Le nombre de grossesses débutantes déclarées est de 49 en 2001. « Nous obtenons sensiblement les mêmes chiffres qu'en 2000, constate le Dr Brigitte Martin-Pont, membre du GEDO. En revanche, si les demandes sont en baisse, c'est que les couples préfèrent aller à l'étranger, en Belgique ou en Espagne, principalement ». [...]
Unique en France, la législation sur le don d'ovocytes serait à l'origine d'un «tourisme ovocytaire» dénonce par la profession. «En Belgique, grâce au transfert d'embryons frais, les couples receveurs ont trois fois plus de chance d'aboutir a une grossesse que les couples français », regrette le Dr Patrick Fenichel, coprésident du GEDO. [...]

Stephanie HASENDAHL, le Quotidien du Médecin, 23 septembre 2002
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Dossier de presse

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